Délivrance

Image montrant la delivrance

La Délivrance : retrouver la liberté pour avancer

Après la conversion commence un autre aspect essentiel du parcours chrétien : apprendre à vivre dans la liberté que Christ a donnée.

La conversion nous introduit dans une nouvelle relation avec Dieu. Mais, dans la vie quotidienne, beaucoup de croyants découvrent qu’ils continuent à lutter contre certaines chaînes, certains comportements, certaines peurs, certaines habitudes ou certains schémas qui semblent résister au changement.

Certains ont sincèrement donné leur vie à Christ, mais restent dominés par la colère.

D’autres vivent dans une peur permanente.

Certains sont prisonniers de dépendances.

D’autres répètent les mêmes erreurs relationnelles.

Certains sont continuellement accablés par la culpabilité.

D’autres ont du mal à pardonner une blessure ancienne.

Certains connaissent la Parole de Dieu, mais leur vie quotidienne reste gouvernée par des pensées qui les maintiennent dans la honte, l’infériorité, la peur ou le découragement.

Et parfois, certains croyants attribuent systématiquement à une oppression spirituelle des difficultés qui peuvent aussi avoir des dimensions psychologiques, relationnelles, comportementales ou médicales.

Il faut donc aborder la délivrance avec foi, discernement, équilibre biblique et responsabilité.

La délivrance chrétienne n’est pas une formule magique.

Elle n’est pas un spectacle.

Elle n’est pas simplement une prière intense.

Elle n’est pas non plus le fait de chercher constamment un démon derrière chaque difficulté.

La délivrance, dans une compréhension chrétienne équilibrée, nous conduit vers une réalité beaucoup plus profonde :

Christ nous libère afin que nous apprenions à vivre comme des personnes libres.

Paul écrit :

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de la servitude. »
Galates 5:1

Cette phrase contient presque tout le problème.

Christ libère.

Mais Paul dit également :

« Demeurez donc fermes. »

Autrement dit, la liberté reçue doit devenir une liberté vécue.


1. Qu’est-ce que la délivrance ?

Le mot « délivrance » peut prendre plusieurs significations dans la Bible.

Dieu délivre son peuple de l’oppression.

Il délivre de la peur.

Il délivre du péché.

Il délivre de l’esclavage.

Il délivre de certaines puissances spirituelles.

Il délivre également de situations difficiles.

Le Psaume 34 déclare :

« J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; il m’a délivré de toutes mes frayeurs. »
Psaume 34:5

La délivrance n’est donc pas limitée à une seule dimension.

Elle concerne la manière dont Dieu conduit une personne hors d’une situation de domination vers une position de liberté.

Mais cette liberté doit être comprise correctement.

Être délivré ne signifie pas :

« Je n’aurai plus jamais de problème. »

Être délivré signifie plutôt :

« Ce qui me dominait n’a plus le droit de gouverner ma vie comme auparavant, et j’apprends à marcher dans la liberté que Christ m’a donnée. »


2. La délivrance commence par Christ

Le fondement de toute délivrance chrétienne n’est pas une personne qui prie.

Ce n’est pas une méthode.

Ce n’est pas une huile.

Ce n’est pas un objet.

Ce n’est pas un lieu particulier.

Ce n’est pas une formule.

Le fondement est Jésus-Christ.

Paul affirme :

« Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour. »
Colossiens 1:13

Cette déclaration est capitale.

Le croyant n’est pas appelé à vivre dans la peur permanente des ténèbres.

Il appartient à Christ.

La délivrance chrétienne commence donc par une compréhension de notre identité en Jésus.

Nous ne cherchons pas la liberté comme si Christ n’avait rien accompli.

Nous apprenons à vivre dans la liberté qu’Il nous a donnée.


3. La délivrance n’est pas la conversion

Ces deux réalités sont liées, mais elles ne doivent pas être confondues.

La conversion concerne le fait de se tourner vers Christ, de croire en Lui et de commencer une nouvelle vie.

La délivrance concerne notamment le fait d’être libéré de ce qui continue à nous maintenir dans certaines formes de servitude.

Prenons un exemple simple.

Un homme peut décider de suivre Jésus et comprendre qu’il doit abandonner une ancienne vie.

Mais il peut encore avoir besoin d’apprendre à sortir de certains comportements.

Il peut avoir été converti sincèrement tout en continuant à lutter contre :

  • une addiction ;
  • une colère incontrôlée ;
  • une peur profonde ;
  • une habitude destructrice ;
  • une relation toxique ;
  • une dépendance affective ;
  • une mauvaise gestion ;
  • des pensées obsessionnelles ;
  • une honte persistante ;
  • une difficulté à pardonner.

La conversion constitue donc le commencement.

La délivrance peut devenir une étape de libération.

Mais il faudra ensuite apprendre à vivre autrement.

C’est pourquoi la délivrance n’est pas la destination.


4. Le peuple d’Israël : une image puissante de la délivrance

L’histoire d’Israël permet de comprendre quelque chose de très profond.

Israël était esclave en Égypte.

Dieu intervient.

Il libère son peuple.

Pharaon laisse partir les Israélites.

Mais remarquez ceci :

la sortie d’Égypte n’était pas la destination finale.

Ils devaient aller vers la Terre promise.

Ils devaient traverser le désert.

Ils devaient apprendre à dépendre de Dieu.

Ils devaient apprendre à Lui faire confiance.

Ils devaient apprendre l’obéissance.

Ils devaient apprendre à vivre comme un peuple libre.

Voilà une image extraordinaire du processus spirituel.

Sortir d’Égypte n’est pas encore apprendre à vivre en Canaan.

Cette distinction entre commencer, être libéré et apprendre progressivement à marcher avec Dieu est au cœur de notre réflexion sur les cinq étapes de la maturité spirituelle.

De la même manière :

être délivré d’une chaîne n’est pas encore avoir appris à vivre pleinement dans la liberté.

C’est l’une des raisons pour lesquelles certains croyants connaissent plusieurs expériences de délivrance mais reviennent constamment aux mêmes problèmes.

Ils cherchent une nouvelle prière alors qu’ils ont besoin d’apprendre une nouvelle manière de vivre.


5. Le piège du « toujours besoin d’une nouvelle délivrance »

Il existe une situation préoccupante dans certains milieux chrétiens.

Une personne rencontre une difficulté.

Elle cherche quelqu’un pour prier pour elle.

Elle reçoit une prière.

Elle se sent mieux.

Puis quelques semaines plus tard, le même problème revient.

Elle cherche une nouvelle prière.

Puis une autre.

Puis une autre.

Au bout de plusieurs années, elle devient dépendante des personnes qui prient pour elle.

Elle ne développe pas nécessairement une relation personnelle plus profonde avec Christ.

Elle ne comprend pas toujours ce qui se passe dans son cœur.

Elle ne développe pas nécessairement de nouvelles habitudes.

Elle attend constamment quelqu’un qui viendra « faire quelque chose » pour elle.

Mais Dieu veut nous conduire plus loin.

Paul écrit :

« Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. »
Philippiens 2:12

Cela ne signifie évidemment pas que nous gagnons notre salut par nos propres efforts.

Cela signifie que la vie reçue doit être vécue avec sérieux.

La grâce n’annule pas notre responsabilité.


6. La liberté n’est pas l’absence de discipline

Voici une vérité paradoxale :

La véritable liberté nécessite souvent de nouvelles disciplines.

Prenons un exemple.

Une personne était dépendante d’une substance.

Elle est libérée.

Mais si elle retourne immédiatement dans les mêmes environnements, fréquente les mêmes personnes, garde les mêmes habitudes et s’expose constamment aux mêmes déclencheurs, elle se met en danger.

La liberté ne signifie pas :

« Maintenant je peux faire n’importe quoi. »

Elle signifie :

« Maintenant je peux choisir ce qui est bon, même lorsque mes anciennes chaînes essaient de reprendre le contrôle. »

Paul dit :

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté une occasion de vivre selon la chair. »
Galates 5:13

La liberté chrétienne n’est donc pas une permission de revenir à l’esclavage.

Elle est une capacité nouvelle à vivre sous la direction de Dieu.


7. De quoi avons-nous besoin d’être délivrés ?

Cette question mérite beaucoup de prudence.

Tout problème n’est pas nécessairement démoniaque.

Il faut éviter une spiritualisation excessive de la souffrance.

Une personne peut être en colère parce qu’elle a appris ce comportement dans son environnement.

Une personne peut être anxieuse pour des raisons psychologiques ou liées à des événements traumatiques.

Une dépendance peut avoir des dimensions biologiques, psychologiques, sociales et spirituelles.

Une difficulté conjugale peut venir d’une mauvaise communication.

Une personne peut être profondément épuisée.

Une maladie nécessite parfois un traitement médical.

Une difficulté financière peut être liée à une mauvaise gestion.

Tout attribuer au monde spirituel peut empêcher une personne de recevoir l’aide dont elle a réellement besoin.

Mais cela ne signifie pas non plus qu’il faut nier la réalité spirituelle.

La Bible présente clairement l’existence d’un combat spirituel.

Paul écrit :

« Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »
Éphésiens 6:12

La maturité consiste donc à tenir ensemble deux réalités :

le discernement spirituel

et

la responsabilité concrète.


8. La délivrance de la peur

La peur peut devenir une véritable prison intérieure.

Une personne peut avoir peur :

  • de mourir ;
  • d’échouer ;
  • de perdre son emploi ;
  • d’être abandonnée ;
  • de ne pas être aimée ;
  • de tomber malade ;
  • de manquer d’argent ;
  • de l’avenir ;
  • des opinions des autres ;
  • de prendre une décision.

La peur peut progressivement commencer à diriger les décisions.

On ne fait plus ce que Dieu nous appelle à faire parce qu’on a peur.

On ne parle plus parce qu’on a peur.

On ne pardonne plus parce qu’on a peur d’être blessé.

On ne prend plus de risque parce qu’on a peur d’échouer.

On ne fait plus confiance parce qu’on a peur d’être déçu.

Mais Jean écrit :

« Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. »
1 Jean 4:18

La délivrance de la peur ne signifie pas que nous ne ressentirons plus jamais la peur.

Elle signifie que la peur ne doit plus être notre maître.


9. Comment combattre concrètement la peur ?

Commencez par identifier la peur.

Écrivez-la.

Par exemple :

« J’ai peur de perdre mon emploi. »

Puis demandez :

Pourquoi cette peur est-elle si forte ?

Ensuite :

Qu’est-ce que cette peur me fait faire ?

Puis :

Qu’est-ce que la Parole de Dieu m’enseigne concernant cette situation ?

Enfin :

Quelle décision de foi puis-je prendre aujourd’hui ?

La foi n’est pas le refus de reconnaître la réalité.

La foi consiste à reconnaître la réalité sans oublier Dieu.

Vous pouvez dire :

« Oui, ma situation est difficile. Mais Dieu reste mon Dieu. »

« Oui, je ne sais pas ce qui va arriver. Mais je peux faire confiance à Celui qui connaît l’avenir. »

C’est ainsi que la liberté intérieure commence à se construire.


10. La délivrance des dépendances

Les dépendances peuvent prendre différentes formes.

Il peut s’agir :

  • d’alcool ;
  • de drogues ;
  • de jeux ;
  • de pornographie ;
  • d’utilisation compulsive du téléphone ;
  • de réseaux sociaux ;
  • de dépendance affective ;
  • de certaines habitudes sexuelles ;
  • de comportements compulsifs ;
  • ou d’autres formes d’asservissement.

Il faut ici être particulièrement prudent.

Une personne dépendante ne doit pas être humiliée.

Elle a besoin de vérité, mais aussi d’accompagnement.

Elle peut avoir besoin :

  • de prière ;
  • de soutien pastoral ;
  • de changements d’environnement ;
  • de personnes de confiance ;
  • d’un accompagnement psychologique ;
  • d’une prise en charge médicale ou spécialisée selon la situation.

La foi et l’accompagnement professionnel ne sont pas nécessairement opposés.

Dieu peut utiliser plusieurs moyens pour restaurer une personne.


11. La délivrance de la colère

Certaines personnes disent :

« Je suis comme ça. »

« C’est mon caractère. »

« Quand je suis en colère, je ne peux pas me contrôler. »

Mais la colère peut devenir une chaîne.

Une personne peut perdre :

  • son mariage ;
  • ses relations ;
  • son emploi ;
  • son témoignage ;
  • ses enfants ;
  • des opportunités ;

simplement parce qu’elle ne maîtrise pas ses réactions.

Jacques écrit :

« Que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. »
Jacques 1:19-20

La délivrance de la colère nécessite donc parfois une prière, mais également un apprentissage très concret :

savoir se taire avant de répondre.

quitter une conversation lorsqu’elle devient explosive.

apprendre à reconnaître les déclencheurs.

demander pardon rapidement.

apprendre à communiquer autrement.

chercher de l’aide lorsque la colère devient incontrôlable ou dangereuse.

La spiritualité authentique doit toucher notre manière de parler à notre conjoint, à nos enfants, à nos collègues et aux personnes qui nous frustrent.


12. La délivrance de la culpabilité

Il existe une différence entre conviction et condamnation.

La conviction nous conduit à reconnaître notre faute et à revenir vers Dieu.

La condamnation nous enferme dans :

« Je suis mauvais. »

« Dieu ne peut plus m’aimer. »

« Je ne mérite plus rien. »

« Mon passé définit mon avenir. »

La Bible affirme :

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »
Romains 8:1

Cela ne signifie pas que Dieu approuve le péché.

Cela signifie que le croyant n’a pas besoin de vivre éternellement sous le poids de la condamnation lorsqu’il confesse sincèrement son péché et revient à Dieu.

Jean écrit :

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner. »
1 Jean 1:9

La repentance nous ramène donc vers Dieu.


13. La délivrance de la honte

La honte dit :

« Ce que j’ai fait est qui je suis. »

L’Évangile dit :

« Ce que Christ fait de moi peut être différent de ce que mon passé a produit. »

Une personne peut avoir commis des erreurs graves.

Elle peut avoir échoué.

Elle peut avoir vécu des choses dont elle a honte.

Mais elle doit apprendre à distinguer :

son histoire

de

son identité en Christ.

Cela ne signifie pas nier le passé.

Cela signifie permettre à Dieu de lui donner une nouvelle direction.

Paul, avant sa conversion, avait persécuté les chrétiens.

Pourtant Dieu l’a ensuite utilisé puissamment.

Son passé n’a pas été effacé de l’histoire.

Mais il n’a pas déterminé sa destinée.

Pour approfondir cette question du passé, des blessures, de l’identité et des prisons émotionnelles, découvrez notre guide complet sur la guérison intérieure.


14. La délivrance du pardon refusé

L’une des chaînes les plus difficiles à identifier est parfois l’incapacité à pardonner.

Une personne a été blessée.

Elle a été trahie.

Elle a été humiliée.

Elle a été abandonnée.

Elle a subi une injustice.

Et elle porte cette blessure pendant des années.

Le problème est que celui qui a fait du mal peut continuer sa vie pendant que la personne blessée reste prisonnière de l’événement.

Pardonner ne signifie pas dire :

« Ce qui s’est passé était acceptable. »

Pardonner ne signifie pas nécessairement reprendre une relation dangereuse.

Pardonner ne signifie pas supprimer toutes les conséquences.

Pardonner signifie notamment refuser de laisser la haine et la vengeance continuer à gouverner notre cœur.

Paul écrit :

« Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. »
Colossiens 3:13

Dans certaines situations graves, le pardon peut être un processus long, et la personne peut avoir besoin d’un accompagnement sûr et professionnel.


15. La délivrance des mauvaises habitudes

Toutes les chaînes ne sont pas spectaculaires.

Certaines sont silencieuses.

Elles ressemblent à de petites habitudes répétées quotidiennement.

Par exemple :

  • procrastination ;
  • mensonge ;
  • jalousie ;
  • médisance ;
  • comparaison ;
  • dépenses irresponsables ;
  • paresse ;
  • manque de discipline ;
  • colère ;
  • recherche constante d’approbation.

Une mauvaise habitude répétée suffisamment longtemps peut devenir une structure de comportement.

Paul écrit :

« Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. »
Romains 7:19

Cela décrit une lutte humaine profondément réelle.

La délivrance peut donc également passer par l’apprentissage de nouveaux comportements.


16. Le rôle de la Parole dans la délivrance

Jésus dit :

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »
Jean 8:32

La vérité libère parce qu’elle détruit les mensonges auxquels nous avons parfois cru.

Une personne peut croire :

« Je ne vaux rien. »

La Parole lui rappelle sa valeur devant Dieu.

Une personne peut croire :

« Je serai toujours comme ça. »

La Parole lui rappelle que Dieu transforme.

Une personne peut croire :

« Je suis condamné à cause de mon passé. »

L’Évangile lui annonce la possibilité du pardon et d’une vie nouvelle.

Une personne peut croire :

« Je suis seul. »

La Parole lui rappelle la présence de Dieu.

La délivrance commence donc souvent par une confrontation entre les mensonges que nous avons intégrés et la vérité de Dieu.

Mais cette vérité doit également être nourrie par une relation vivante avec Christ. Découvrez notre guide pour reconstruire et approfondir votre communion quotidienne avec Christ.


17. Renouveler son intelligence

Paul écrit :

« Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. »
Romains 12:2

Pourquoi parle-t-il de l’intelligence ?

Parce que certaines chaînes commencent dans notre manière de penser.

Prenons une personne qui a grandi avec cette conviction :

« Je dois toujours être accepté par les autres pour avoir de la valeur. »

Même après sa conversion, elle peut continuer à vivre selon cette croyance.

Elle prie.

Elle lit la Bible.

Mais dès que quelqu’un la critique, elle s’effondre.

Pourquoi ?

Parce qu’une ancienne manière de penser continue à gouverner son comportement.

La délivrance doit donc parfois atteindre la pensée.


18. La délivrance nécessite parfois de changer son environnement

Supposons qu’une personne veuille sortir d’une dépendance mais continue à fréquenter exactement les mêmes lieux et personnes qui alimentent cette dépendance.

Elle demande :

« Seigneur, délivre-moi. »

Mais elle retourne volontairement dans le même environnement.

La prière ne doit pas être séparée de la sagesse.

Jésus enseigne :

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. »
Matthieu 5:29

Jésus utilise ici un langage volontairement fort pour montrer l’importance de traiter radicalement ce qui nous entraîne vers le péché.

Concrètement, cela peut signifier :

bloquer un contact.

supprimer une application.

quitter un groupe.

changer certaines fréquentations.

éviter certains lieux.

installer des limites.

demander à quelqu’un de confiance de nous accompagner.

La spiritualité pratique demande parfois des décisions très concrètes.


19. La délivrance et la discipline spirituelle

Après une période de prière intense, beaucoup de personnes connaissent un moment de soulagement.

Mais ensuite vient le quotidien.

Et c’est souvent là que le véritable combat commence.

Hier :

« Seigneur, délivre-moi ! »

Aujourd’hui :

« Comment vais-je vivre différemment ? »

C’est ici que la discipline devient importante.

Une personne qui veut grandir peut établir une routine simple :

Chaque matin

Quelques minutes de prière.

Lecture d’un passage biblique.

Une décision pratique pour la journée.

Pendant la journée

Se rappeler une vérité biblique.

Surveiller ses pensées.

Faire attention à ses paroles.

Le soir

Examiner sa journée.

Demander :

Où ai-je honoré Dieu ?

Où ai-je réagi selon mes anciennes habitudes ?

Que dois-je confesser ?

Que dois-je changer demain ?

Cette pratique simple peut devenir extrêmement puissante sur plusieurs mois.


20. La délivrance et la communauté

Une personne isolée devient souvent plus vulnérable.

C’est pourquoi Dieu n’a pas conçu la vie chrétienne comme une aventure solitaire.

Paul écrit :

« Portez les fardeaux les uns des autres. »
Galates 6:2

Il existe des combats que nous ne devrions pas porter seuls.

Un croyant mature doit savoir dire :

« J’ai besoin d’aide. »

Il faut pouvoir trouver des personnes fiables :

  • un pasteur équilibré ;
  • un mentor spirituel ;
  • un frère ou une sœur mature ;
  • un conseiller compétent ;
  • un professionnel de santé lorsque nécessaire.

La demande d’aide n’est pas un signe de faiblesse.

Elle peut être un signe de maturité.


21. Attention aux abus autour de la délivrance

La recherche de délivrance peut malheureusement être utilisée de manière abusive.

Il faut se méfier de toute personne qui :

  • exige de grosses sommes d’argent pour « délivrer » ;
  • prétend connaître automatiquement tous les démons présents dans une personne ;
  • affirme que toute maladie est nécessairement démoniaque ;
  • encourage quelqu’un à arrêter un traitement médical ;
  • humilie publiquement les personnes ;
  • utilise la peur pour contrôler ;
  • prétend posséder un pouvoir spirituel absolu ;
  • demande des pratiques dangereuses ;
  • isole une personne de sa famille ;
  • crée une dépendance envers le « ministre de délivrance ».

Jésus n’a jamais enseigné à ses disciples à construire une industrie autour de la peur.

La délivrance doit conduire à Christ, pas à la dépendance envers un homme.


22. La délivrance ne doit pas devenir une obsession

Certains croyants finissent par voir des démons partout.

Une porte qui ne s’ouvre pas :

« C’est un démon. »

Une dispute :

« C’est un démon. »

Une maladie :

« C’est un démon. »

Une difficulté financière :

« C’est un démon. »

Une pensée :

« C’est un démon. »

Cette manière de penser peut créer une peur permanente.

Or la Bible nous appelle aussi au discernement.

Paul écrit :

« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. »
1 Thessaloniciens 5:21

Il faut donc apprendre à examiner.

Certaines situations nécessitent la prière.

Certaines nécessitent la repentance.

Certaines nécessitent un changement de comportement.

Certaines nécessitent une conversation.

Certaines nécessitent un traitement médical.

Certaines nécessitent un accompagnement psychologique.

Certaines peuvent avoir une dimension spirituelle.

La maturité consiste à discerner au lieu de tout confondre.


23. Jésus libère, mais il nous apprend aussi à demeurer

Dans Jean 15, Jésus donne une clé extraordinaire :

« Demeurez en moi. »

Pourquoi ?

Parce qu’une personne peut être libérée d’une ancienne dépendance et rester spirituellement fragile.

Elle doit maintenant apprendre à se nourrir autrement.

L’ancienne chaîne doit être remplacée par une nouvelle source.

Si quelqu’un abandonne une mauvaise habitude mais ne développe rien de nouveau, le vide peut devenir problématique.

Il faut donc remplacer :

la mauvaise compagnie par une communauté saine.

les mauvaises pensées par la vérité biblique.

l’oisiveté par une activité saine.

la dépendance par une relation plus profonde avec Dieu.

l’isolement par une communauté.

la colère par l’apprentissage du pardon et de la maîtrise de soi.

La liberté devient durable lorsqu’une nouvelle manière de vivre prend progressivement la place de l’ancienne.

our approfondir cette dimension de la communion quotidienne avec Christ, découvrez notre guide pratique pour reconstruire votre intimité avec Dieu.


24. Une maison vide doit être remplie

Jésus raconte une parabole particulièrement sérieuse concernant un esprit impur qui quitte une personne puis revient et trouve la maison « vide ».

Sans entrer dans toutes les interprétations théologiques de ce passage, une idée pratique ressort :

la vie ne doit pas seulement être vidée de certaines choses ; elle doit être remplie de Christ.

C’est une erreur fréquente.

On veut :

« arrêter ceci ».

« abandonner cela ».

« ne plus faire telle chose ».

Mais la vraie question devient :

« Par quoi vais-je remplacer cette ancienne manière de vivre ? »

La délivrance durable doit donc être accompagnée d’une vie nourrie par :

  • la Parole ;
  • la prière ;
  • la communion avec Christ ;
  • une communauté saine ;
  • le service ;
  • des habitudes équilibrées ;
  • l’obéissance.

25. Le désert après la délivrance

Après la sortie d’Égypte, Israël est entré dans le désert.

Pourquoi ?

Parce que Dieu devait leur apprendre à vivre comme un peuple dépendant de Lui.

C’est une image puissante.

Après certaines grandes victoires spirituelles, nous pouvons entrer dans une période moins spectaculaire.

Il n’y a plus forcément de grands événements.

Il faut simplement :

continuer.

Prier.

Lire.

Obéir.

Travailler.

Aimer.

Pardonner.

Servir.

Attendre.

Faire confiance.

C’est souvent dans ce quotidien que la maturité se construit.


26. La vraie liberté se voit dans la vie quotidienne

Comment savoir si une personne progresse réellement ?

Regardez sa vie ordinaire.

Pas seulement lorsqu’elle est dans un culte.

Mais lorsqu’elle est :

à la maison.

avec son conjoint.

avec ses enfants.

au travail.

dans les transports.

avec une personne qui l’a offensée.

lorsqu’elle manque d’argent.

lorsqu’elle est critiquée.

lorsqu’elle attend une réponse.

lorsque personne ne la regarde.

La véritable liberté doit finir par toucher ces espaces.

Une personne peut crier :

« Je suis libre ! »

Mais si elle est encore constamment gouvernée par la colère, la peur, la jalousie ou la dépendance, elle doit continuer son chemin de transformation.

La liberté doit devenir visible dans la manière de vivre.


27. La délivrance des paroles destructrices

Certaines personnes sont prisonnières de ce qu’elles ont entendu pendant des années.

« Tu ne réussiras jamais. »

« Tu n’es rien. »

« Tu es incapable. »

« Personne ne t’aimera. »

« Tu seras toujours comme ça. »

Ces paroles peuvent devenir des croyances intérieures.

La personne finit par les répéter elle-même.

Elle devient son propre accusateur.

La Parole de Dieu doit alors progressivement prendre la place de ces voix.

Cela demande du temps.

Chaque fois que l’ancienne pensée revient, il faut apprendre à la confronter à la vérité.

Ce n’est pas de la magie.

C’est un processus de renouvellement.


28. La délivrance de la comparaison

Les réseaux sociaux ont amplifié ce problème.

Nous voyons :

  • les réussites des autres ;
  • leurs mariages ;
  • leurs voyages ;
  • leurs entreprises ;
  • leurs maisons ;
  • leurs ministères ;
  • leurs vêtements ;
  • leurs promotions.

Et nous commençons à comparer notre vie à leur vitrine.

La comparaison produit souvent :

jalousie.

frustration.

découragement.

sentiment d’infériorité.

insatisfaction.

La liberté consiste aussi à accepter que Dieu n’a pas écrit exactement la même histoire pour chacun.

Paul demande :

« Qui te distingue ? »
1 Corinthiens 4:7

Apprenez donc à remercier Dieu pour ce qu’Il fait dans votre propre parcours.


29. La délivrance du besoin d’approbation

Certaines personnes vivent comme des prisonniers de l’opinion des autres.

Elles ne savent pas dire non.

Elles acceptent des choses qu’elles ne veulent pas.

Elles changent d’opinion pour être acceptées.

Elles ont peur des critiques.

Elles ont peur de décevoir.

Elles ont besoin d’être constamment rassurées.

Mais Paul écrit :

« Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? »
Galates 1:10

La maturité consiste à apprendre à vivre devant Dieu même lorsque tout le monde n’approuve pas nos décisions.


30. La délivrance de l’identité ancienne

Lorsque Christ nous libère, notre ancienne histoire peut continuer à parler.

« Tu étais ceci. »

« Tu as fait cela. »

« Tu viens de cette famille. »

« Tu as échoué. »

« Tu n’es pas capable. »

Mais l’Évangile annonce une identité nouvelle.

Paul écrit :

« Vous avez été affranchis du péché et vous êtes devenus esclaves de la justice. »
Romains 6:18

La question devient :

« Qui suis-je maintenant en Christ ? »

Cette question doit devenir une fondation de notre vie.


31. La délivrance n’est pas la perfection

Il faut également éviter une autre erreur.

Certaines personnes pensent :

« Si je suis vraiment délivré, je ne lutterai plus jamais. »

Ce n’est pas nécessairement vrai.

Une tentation peut revenir.

Une ancienne émotion peut revenir.

Un souvenir peut revenir.

Une ancienne pensée peut réapparaître.

La différence est que nous ne sommes plus obligés de lui obéir.

Une pensée n’est pas automatiquement une décision.

Une tentation n’est pas automatiquement un péché.

Une émotion n’est pas automatiquement une direction.

La maturité consiste à apprendre à répondre différemment.


32. Que faire lorsqu’une ancienne chaîne revient ?

Voici une démarche pratique en six étapes.

Étape 1 : reconnaître

Ne faites pas semblant que tout va bien.

Dites :

« Je suis en train de lutter à nouveau. »

Étape 2 : prier

Présentez immédiatement la situation à Dieu.

Étape 3 : identifier le déclencheur

Demandez :

Qu’est-ce qui a précédé cette réaction ?

Étape 4 : confronter la pensée à la vérité

Quelle vérité biblique dois-je me rappeler ?

Étape 5 : prendre une décision concrète

Que puis-je faire maintenant pour ne pas retomber dans l’ancien comportement ?

Étape 6 : demander de l’aide si nécessaire

Ne restez pas seul si le problème devient trop difficile à gérer.

C’est une démarche simple, mais elle peut transformer progressivement notre manière de réagir.


33. La délivrance et le pardon de soi

Certaines personnes ont reçu le pardon de Dieu mais ne se pardonnent pas elles-mêmes.

Elles disent :

« Je sais que Dieu m’a pardonné, mais je n’arrive pas à oublier. »

Il faut ici faire une distinction.

Nous ne sommes pas appelés à effacer artificiellement notre mémoire.

Nous sommes appelés à ne plus laisser notre passé gouverner notre identité.

Paul dit :

« Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant. »
Philippiens 3:13

Paul n’a pas littéralement perdu la mémoire de son passé.

Il a cessé de vivre orienté vers son passé.


34. La délivrance et le renouvellement du quotidien

La délivrance devient puissante lorsqu’elle transforme les petites décisions.

Par exemple :

Au lieu de répondre immédiatement :

« Je prends quelques secondes avant de parler. »

Au lieu de ruminer :

« Je prie et je cherche une manière saine de traiter cette situation. »

Au lieu de consulter constamment son téléphone :

« Je crée des périodes sans écran. »

Au lieu de retourner vers une ancienne relation destructrice :

« Je pose une limite. »

Au lieu de dépenser impulsivement :

« Je planifie mon budget. »

Au lieu de nourrir la jalousie :

« Je remercie Dieu pour ce qu’Il accomplit chez cette personne. »

Voilà à quoi ressemble une spiritualité pratique.


35. La délivrance et le travail

Notre liberté spirituelle doit également toucher notre vie professionnelle.

Une personne libre apprend à travailler honnêtement même lorsqu’elle n’est pas surveillée.

Elle ne laisse pas la jalousie contrôler ses relations avec ses collègues.

Elle ne détruit pas les autres pour obtenir une promotion.

Elle apprend à gérer l’argent avec sagesse.

Elle accepte les corrections.

Elle apprend à reconnaître ses erreurs.

Elle devient progressivement une personne fiable.

Le fruit de l’Esprit doit être visible aussi dans notre environnement professionnel.


36. La délivrance et le mariage

La maturité spirituelle se mesure également dans le foyer.

Une personne peut être très spirituelle à l’église mais extrêmement dure avec son conjoint.

Elle peut prier longtemps mais humilier les membres de sa famille.

Elle peut parler de délivrance mais être prisonnière de la colère.

Elle peut parler de puissance mais ne jamais demander pardon.

La liberté en Christ doit donc transformer notre manière d’aimer.

Paul écrit :

« Marchez dans l’amour, comme Christ nous a aimés. »
Éphésiens 5:2

La question n’est pas :

« Combien de fois ai-je prié cette semaine ? »

Elle est aussi :

« Comment ai-je traité les personnes que Dieu a placées près de moi ? »


37. La délivrance et les finances

Même nos finances peuvent révéler certaines chaînes intérieures.

Certaines personnes vivent dans :

  • l’impulsivité ;
  • l’endettement permanent ;
  • la recherche de statut ;
  • l’envie ;
  • l’avidité ;
  • l’irresponsabilité.

Prier pour une bénédiction financière ne remplace pas l’apprentissage de la gestion.

La délivrance doit parfois nous conduire à :

apprendre à budgétiser.

éviter les dépenses impulsives.

rembourser progressivement nos dettes.

épargner lorsque cela est possible.

être honnête.

donner avec discernement.

La spiritualité touche également notre portefeuille.


38. La délivrance et les habitudes numériques

Aujourd’hui, une nouvelle forme de servitude peut facilement se développer.

Le téléphone devient la première chose regardée le matin.

Les réseaux sociaux occupent plusieurs heures.

Les notifications interrompent constamment la concentration.

La comparaison devient permanente.

La pornographie peut devenir accessible en quelques secondes.

Certaines personnes disent :

« Je n’arrive pas à m’arrêter. »

Il faut alors reconnaître que le problème est devenu une forme de domination.

La liberté peut nécessiter des décisions très concrètes :

  • supprimer certaines applications ;
  • utiliser des limites de temps ;
  • ne pas dormir avec le téléphone ;
  • éviter certains contenus ;
  • installer des filtres lorsque nécessaire ;
  • rendre des comptes à une personne de confiance.

Prier est important.

Mais parfois, la prière doit être accompagnée d’une décision.


39. La délivrance et le Saint-Esprit

La vie chrétienne ne consiste pas seulement à enlever.

Il faut également être rempli.

Paul dit :

« Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. »
Éphésiens 5:18

Le Saint-Esprit nous conduit dans la vérité.

Il produit du fruit.

Paul écrit :

« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. »
Galates 5:22-23

Regardez la logique.

La liberté n’est pas seulement :

« Je ne fais plus certaines choses. »

Elle devient :

« Je commence à produire un autre fruit. »


40. Le fruit prouve progressivement que la liberté devient une réalité

Imaginez une personne qui était extrêmement colérique.

Elle prie.

Elle est accompagnée.

Elle travaille sur elle-même.

Elle médite la Parole.

Quelques mois plus tard, elle est toujours confrontée à des situations frustrantes.

Mais elle ne réagit plus de la même manière.

Elle prend du recul.

Elle écoute.

Elle demande pardon.

Elle se maîtrise.

Voilà un signe de transformation.

La délivrance n’est pas seulement ce qui se passe pendant la prière.

Elle doit progressivement devenir visible après la prière.


41. Pourquoi certaines personnes retournent-elles aux anciennes chaînes ?

Plusieurs raisons peuvent l’expliquer.

Elles retournent dans les mêmes environnements.

Elles ne développent pas de nouvelles habitudes.

Elles restent isolées.

Elles ne traitent pas les blessures sous-jacentes.

Elles refusent de demander de l’aide.

Elles recherchent uniquement des expériences spirituelles.

Elles pensent qu’une seule prière doit tout régler définitivement.

Elles ne comprennent pas le processus de transformation.

Elles abandonnent après une rechute.

Il faut donc enseigner une vérité importante :

Une rechute n’est pas une invitation à abandonner. Elle doit devenir une occasion d’identifier ce qui n’a pas encore été transformé.


42. Ne confondez pas chute et identité

Si vous tombez, ne dites pas :

« Je suis un échec. »

Dites plutôt :

« J’ai chuté dans ce domaine. Je dois comprendre pourquoi et me relever. »

La différence est fondamentale.

Une action peut être mauvaise sans que cette action définisse toute votre identité.

Jean écrit :

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. »
1 Jean 2:1

Le message n’est donc ni :

« Le péché n’a aucune importance. »

ni :

« Si tu tombes, tout est terminé. »

Le message est :

Ne demeure pas dans le péché. Reviens à Christ.


43. La délivrance conduit à une nouvelle responsabilité

Plus nous sommes libres, plus nous sommes responsables de notre manière de vivre.

Paul écrit :

« Vous avez été appelés à la liberté. »

Mais il ajoute :

« Servez-vous les uns les autres par la charité. »
Galates 5:13

La liberté n’est donc pas :

« Je fais ce que je veux. »

Elle devient :

« Maintenant que je suis libre, je peux aimer, servir et obéir à Dieu. »

C’est une liberté orientée vers l’amour.


44. Le but n’est pas seulement d’être libre, mais de porter du fruit

Voilà pourquoi la délivrance n’est pas la destination.

Dans le parcours des Mystères de la Maturité Spirituelle, la délivrance constitue une étape essentielle, mais elle ouvre la porte à un travail plus profond : la guérison intérieure, la transformation et finalement la maturité.

Imaginez un arbre qui a été débarrassé de parasites.

C’est une bonne chose.

Mais le but du jardinier n’est pas simplement de dire :

« L’arbre n’a plus de parasites. »

Il veut qu’il pousse.

Qu’il fleurisse.

Qu’il porte du fruit.

Il en est de même spirituellement.

Dieu ne veut pas seulement dire :

« Cette personne n’est plus prisonnière de ceci. »

Il veut aussi voir :

l’amour.

la patience.

la fidélité.

la maîtrise de soi.

le service.

la compassion.

la sagesse.

la stabilité.

la maturité.


45. La délivrance dans le parcours des cinq étapes

Dans le parcours que je développe autour de Les Mystères de la Maturité Spirituelle, la délivrance vient après la conversion.

Le schéma peut être résumé ainsi :

Conversion

Je commence une nouvelle vie avec Christ.

Délivrance

Je découvre et expérimente la liberté que Christ m’offre.

Guérison intérieure

Dieu travaille les blessures et les dimensions intérieures qui influencent encore ma vie.

Transformation

Ma pensée, mon caractère et mes comportements sont progressivement renouvelés.

Maturité

Je deviens stable, enraciné en Christ et capable de porter du fruit.

La délivrance est donc extrêmement importante.

Mais elle ne doit jamais devenir l’identité entière du croyant.


46. La question que tout croyant libéré doit se poser

Après une expérience de délivrance, il faut poser une nouvelle question :

« Seigneur, maintenant que Tu m’as libéré, comment veux-Tu que je vive ? »

C’est une question beaucoup plus profonde que :

« De quoi suis-je délivré ? »

Car une personne peut passer des années à raconter ce dont elle a été délivrée sans jamais expliquer ce qu’elle est devenue.

Le témoignage ne doit pas seulement raconter :

« J’étais prisonnier et Dieu m’a libéré. »

Il doit pouvoir continuer :

« Dieu m’a libéré, puis Il m’a appris à vivre autrement. »


47. Une démarche pratique de 30 jours après une délivrance

Pour quelqu’un qui vient de vivre une expérience forte avec Dieu, voici un parcours simple.

Jours 1 à 7 : identifier

Chaque soir, écrire :

  • quelles pensées reviennent ?
  • quelles tentations apparaissent ?
  • quelles situations déclenchent les anciennes réactions ?
  • quelles personnes ou quels environnements représentent un risque ?

Jours 8 à 14 : remplacer

Pour chaque ancienne habitude, identifier une nouvelle pratique.

Par exemple :

colère → silence + prière + dialogue calme

comparaison → reconnaissance

isolement → communion fraternelle

temps perdu → activité constructive

pensées destructrices → méditation biblique

Jours 15 à 21 : renforcer

Développer :

  • prière quotidienne ;
  • lecture biblique ;
  • sommeil régulier ;
  • activité physique adaptée ;
  • relations saines ;
  • travail honnête ;
  • temps de repos.

Jours 22 à 30 : évaluer

Demandez :

Qu’est-ce qui a changé ?

Où suis-je encore fragile ?

Qu’est-ce que Dieu m’enseigne ?

De quelle aide ai-je besoin ?

Quelle nouvelle discipline dois-je maintenir ?

La délivrance devient alors un véritable processus d’apprentissage de la liberté.


48. Une prière pratique pour celui qui cherche la liberté

Seigneur Jésus,

Je reconnais que j’ai besoin de Toi.

Merci pour la liberté que Tu m’offres.

Montre-moi les domaines de ma vie dans lesquels je ne marche pas encore pleinement dans cette liberté.

Donne-moi le discernement pour reconnaître ce qui vient de mes mauvaises habitudes, de mes blessures, de mes mauvais choix et, lorsque cela est pertinent, ce qui relève d’un combat spirituel.

Apprends-moi à ne pas avoir peur.

Donne-moi la force de renoncer à ce qui m’éloigne de Toi.

Aide-moi à pardonner.

Aide-moi à maîtriser mes paroles.

Renouvelle mes pensées.

Donne-moi le courage de demander de l’aide lorsque j’en ai besoin.

Apprends-moi à ne pas retourner volontairement vers ce dont Tu m’as libéré.

Remplis-moi de Ton Esprit.

Apprends-moi à demeurer en Toi.

Que ma liberté ne soit pas seulement une expérience, mais une manière de vivre.

Que ma vie porte le fruit de Ton Esprit.

Et conduis-moi progressivement vers la maturité.

Au nom de Jésus-Christ. Amen.


Conclusion : la délivrance n’est pas la destination

La délivrance est une grâce extraordinaire.

Lorsqu’une personne sort d’une prison intérieure, elle doit pouvoir respirer.

Lorsqu’une peur perd son pouvoir, elle découvre une nouvelle liberté.

Lorsqu’une dépendance cesse de gouverner sa vie, elle retrouve une capacité de choisir.

Lorsqu’une personne apprend à pardonner, elle cesse progressivement de laisser son passé contrôler son présent.

Lorsqu’un mensonge intérieur est remplacé par la vérité de Dieu, une nouvelle manière de penser commence à émerger.

Mais voici la question essentielle :

Que faisons-nous de notre liberté après avoir été libérés ?

C’est là que commence une autre étape du parcours.

Parce qu’un prisonnier qui sort de prison doit encore apprendre à vivre dans la société.

Un esclave libéré doit apprendre à penser comme une personne libre.

Un enfant qui vient de naître doit apprendre à marcher.

Et un croyant qui vient d’expérimenter la délivrance doit apprendre à demeurer en Christ.

Jésus dit :

« Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. »
Jean 15:4

Voilà le secret.

La liberté ne consiste pas seulement à sortir de quelque chose.

Elle consiste également à entrer dans quelque chose.

Sortir de la peur pour entrer dans la confiance.

Sortir de la culpabilité pour entrer dans la grâce.

Sortir de la colère pour apprendre l’amour.

Sortir de la dépendance pour apprendre la maîtrise de soi.

Sortir de l’esclavage pour apprendre le service.

Sortir de l’ancien fonctionnement pour apprendre à marcher avec Christ.

C’est pourquoi Paul dit :

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. »
Galates 5:1

Remarquez bien :

Christ nous libère POUR la liberté.

Il ne nous libère pas simplement pour que nous racontions notre délivrance.

Il nous libère afin que nous apprenions à vivre autrement.

Et c’est précisément ici que le parcours continue.

Après la conversion, vient la délivrance.

Mais après la délivrance, il reste encore un travail profond :

la guérison intérieure.

Car on peut être sorti d’une prison et continuer à porter les blessures de la prison.

On peut être libre extérieurement et rester prisonnier intérieurement.

On peut avoir quitté une ancienne vie et continuer à penser avec les anciennes blessures.

C’est pourquoi la délivrance n’est pas la destinée.

Elle est une étape vers quelque chose de plus grand :

la transformation de toute notre vie à l’image de Christ.


📖 Pour aller plus loin

Si vous avez compris que la délivrance ne suffit pas toujours à expliquer les difficultés persistantes d’un croyant, découvrez la prochaine étape :

3. La guérison intérieure : lorsque Dieu commence à restaurer ce qui est caché en nous

Vous pouvez également approfondir les questions suivantes :

→ Les symptômes du manque de communion avec Christ : comprendre les signes, les étapes et le chemin vers une vraie transformation

→ Les erreurs fréquentes des nouveaux croyants qui empêchent la croissance spirituelle

Et pour découvrir l’ensemble du parcours :

Les Mystères de la Maturité Spirituelle

Conversion → Délivrance → Guérison intérieure → Transformation → Maturité

La conversion nous fait entrer dans la vie nouvelle.
La délivrance nous apprend à marcher dans la liberté.
La guérison intérieure restaure ce qui a été blessé.
La transformation renouvelle notre manière de vivre.
Et la maturité nous conduit vers une vie enracinée en Christ.

Téléchargez gratuitement vos 2 guides de transformation spirituelle

Vous avez commencé votre chemin avec Dieu… mais êtes-vous certain de progresser réellement dans votre vie spirituelle ?

Pour vous aider à faire le point et à avancer concrètement, nous vous offrons deux guides gratuits spécialement conçus pour vous accompagner dans votre croissance spirituelle.

📖 GUIDE 1 — LE DÉFI DES 7 JOURS

7 Jours pour Transformer votre Vie avec Dieu

Un parcours pratique de 7 jours pour vous aider à développer une relation plus profonde avec Dieu, renouveler votre vie spirituelle et mettre votre foi en pratique au quotidien.

👉 Je relève gratuitement le Défi des 7 Jours

🔎 GUIDE 2 — LE GRAND DIAGNOSTIC SPIRITUEL

Êtes-vous réellement libre ?

Un outil de réflexion pour identifier ce qui peut encore freiner votre croissance spirituelle et vous aider à discerner les domaines de votre vie qui ont besoin de transformation.

👉 Je fais gratuitement mon Diagnostic Spirituel

🌱 Deux guides. Une seule direction : votre maturité spirituelle.

Ne vous contentez pas de commencer avec Dieu. Apprenez à marcher avec Lui, à grandir et à devenir réellement mature dans votre foi.

Téléchargez gratuitement les deux guides et commencez dès aujourd’hui votre parcours vers une vie transformée avec Dieu.

👉 [JE TÉLÉCHARGE GRATUITEMENT LES 2 GUIDES]